Author: Bilal Zian

  • Découverte de FileMaker 15 en video

    Découverte de FileMaker 15 en video

    La plateforme FileMaker 15 est annoncée, découvrez-la en video sur ce blog.
    Tout d’abord, un balayage des principales nouveautés, par Bilal Zian.

    Retrouvez-nous rapidement pour une prochaine vidéo de Fabrice Nordmann sur d’autres aspects.

  • La certification FileMaker

    La certification FileMaker

    Si vous utilisez FileMaker de façon professionnelle, vous avez très certainement déjà entendu parler de la certification FileMaker. Il s’agit du « diplôme officiel » délivré par l’éditeur lui-même, et qui selon son site web, permet au développeur certifié de prouver à ses clients, ses pairs et sa direction une maîtrise essentielle en matière de développement de solutions FileMaker.

    Pour être un développeur certifié, le candidat doit passer un examen en prenant un rendez-vous dans un des 5000 centres agréés par FileMaker. L’éditeur propose un nouvel examen pour chaque nouvelle version majeure de son logiciel, validant ainsi la volonté du dévelopeur certifié de toujours maîtriser les derniers concepts apportés par FileMaker au cours de ses évolutions. Actuellement il est possible de passer la certification FileMaker 13 et FileMaker 12.

    Si la motivation la plus évidente réside dans la crédibilité qu’une certification apporte au développeur -c’est le premier argument mis en avant par l’éditeur sur son site web-, en fait une certification FileMaker, de par la préparation qu’elle demande, offre beaucoup plus. Chez 1-more-thing, on aime à penser qu’une nouvelle certification FileMaker est toujours une bonne occasion de se remettre en question (et on compte à ce jour 24 certifications FileMaker !).

    Ayant été moi-même très récemment candidat pour la première fois (avec succès !), j’ai pensé que partager mon expérience pouvait être utile à ceux qui hésiteraient encore ou simplement s’interrogeraient sur la valeur ajoutée d’une certification FileMaker.

    Training Series 14La meilleure des écoles pour se préparer, ce sont les ressources officielles FileMaker Training Series (FTS), et particulièrement le programme Notions Avancées. Il s’agit d’un programme complet, comprenant près de 800 pages de cours et d’exercices couvrant absolument tous les aspects du logiciel, accompagnées de fichiers de démonstration, d’exercices, ainsi que de vidéos explicatives. Cela a été mon principal outil lors de ma préparation, et c’est celui que je conseille à tous ceux qui voudraient se porter candidats.

    La raison en est simple : l’exhaustivité impressionnante de ce programme. C’est facile, si vous en suivez consciencieusement chaque leçon, vous avez toutes les chances de réussir l’examen. Le cours est divisé en plusieurs modules, couvrant entre autres la gestion des données, de l’interface, de la sécurité, ou l’écriture de calcul, de scripts, et la génération de rapports. Pour chacun de ces modules, plusieurs leçons nous font découvrir une à une toutes les possibilités du logiciel. Aucune fonctionnalité, aucun bouton n’est épargné. Tout est expliqué, documenté, et si bien que l’on découvre souvent, même en utilisant FileMaker depuis longtemps, un petit truc que l’on avait manqué et qui va nous simplifier la vie. A chaque fin de leçon, un petit exercice nous permet de confirmer les compétences acquises, à l’aide des fichiers d’exercices fournis. C’est une méthode efficace, car vous pouvez mettre en pratique immédiatement et concrètement la matière vue au cours de la leçon.

    Une préparation complète pour l’examen peut, selon votre rythme et votre expérience, demander jusqu’à plusieurs semaines. Mais la structure du programme FTS apporte tout au fil des leçons le sentiment très stimulant de ne passer à coté de rien. Lorsque vous vous sentez prêts, vous pouvez programmer un examen dans un centre Prometric près de chez vous. L’examen coûte 125 euros, et la somme vous sera demandée lors de la prise de rendez-vous.

    Le jour de l’épreuve, une place vous attend, avec en face de vous, un ordinateur, un clavier, une souris. Silence dans la salle, vous n’êtes pas le seul. Votre épreuve comprend une soixantaine de questions à choix multiples. Pour chaque question, le nombre de réponses correctes est précisé, et vous devez dès lors toutes les cocher. Vous serez évalué sur l’intégralité des thèmes abordés lors des leçons mais avant cela, l’ordinateur vous propose de suivre un tutoriel qui consiste en une épreuve factice, comprenant quelques questions pour vous familiariser avec l’interface. Ca permet aussi de faire reculer l’échéance fatidique du lancement du chronomètre et de faire monter la pression, accessoirement. Une fois les présentations faites, l’examen commence.

    FileMaker 13 Certified DeveloperSi certaines questions sont assez simples (à condition bien sûr de connaitre sa matière), d’autres demandent parfois un effort de concentration important. Une feuille de papier et un crayon sont à votre disposition si vous souhaitez vous aider à l’aide de schémas ou de notes. Tout est fait pour vous inciter à réfléchir et à prendre votre temps, et pour cause, c’est la meilleure chose à faire. Rien ne sert de se précipiter, il n’y a aucun chrono sur les questions, et c’est à vous de gérer le temps que vous consacrez à chacune d’entre elles, en gardant un oeil sur l’horloge (vous avez 2 heures au maximum).

    Pour vous faciliter la vie, vous pouvez même marquer une question pour y revenir plus tard. C’est très pratique pour revenir sur les questions difficiles ou sur lesquelles vous avez un doute en fin d’examen, s’il vous reste du temps (et il vous en restera).

    Vous pouvez également passer du Français à l’Anglais à tout moment.

    Lorsque vous êtes sûr de vous, il vous suffit de « rendre votre copie » en validant votre examen (c’est évidemment automatique si vous atteignez le temps imparti). Quelques secondes de patience, comme si l’angoisse n’était pas déjà à son comble, et… votre résultat s’affiche immédiatement ! Si le test est réussi, vous obtenez immédiatement votre certification ! Et s’il ne l’est pas, vous pourrez tenter à nouveau votre chance après avoir revu les points qui vous font défaut (FileMaker vous impose de toute façon un minimum de 14 jours avant de vous représenter). Pour ce faire, on vous remet un rapport reprenant notamment vos points faibles et vos points forts. Il n’y a que deux résultats possible : “pass” ou “fail”.

    Certified Coffee AddictD’abord vient le plaisir de pouvoir encadrer sa nouvelle certification dans son bureau (quoique le vrai diplôme, signé de la main de Dominique Goupil, CEO de FileMaker, n’arrive par transporteur que quelques semaines plus tard), et d’arborer le logo officiel du développeur certifié sur sa carte de visite, ainsi que d’avoir droit (enfin !) au mug “Certifié” au bureau -oui, oui, véridique. Ensuite vient la réelle satisfaction lorsque l’on s’aperçoit en développant à nouveau que l’on gagne en assurance, et donc en efficacité, lorsque l’on sait précisément où se trouve telle option ou s’il existe telle possibilité, et que les automatismes s’installent.

    Finalement, les bénéfices d’une certification FileMaker vont bel et bien au-delà de la simple reconnaissance. Être développeur certifié et à jour permet de faire de vous un meilleur développeur.

  • Hébergement et Loi sur le Renseignement

    Hébergement et Loi sur le Renseignement

    Quand, en février 2012, nous vous proposions un point de vue sur le « cloud », nous réalisions déjà que la marche vers une délocalisation massive des données ne pourrait pas s’envisager autrement que sur des relations de confiance entre clients et hébergeur, garantissant aux clients non seulement un service et un support de qualité, mais également un contrôle total sur leurs données.

    S’il n’est plus de doutes aujourd’hui, trois ans plus tard, sur les nombreux avantages du cloud – le travail collaboratif n’a jamais été aussi facile, et l’accès aux données en mobilité est, pour beaucoup déjà, parfaitement naturel, cette question de la localisation des données demeure importante. L’utilisation du cloud tente de faire oublier que si vos données sont accessibles depuis n’importe où, elles sont avant tout stockées physiquement, sur un serveur, quelque part. Un quelque part dont vous ignorez souvent tout.

    Ce serait si simple si pour savoir où sont vos données, il vous suffisait de savoir où est le siège de votre hébergeur ! Mais évidemment, c’est plus complexe que cela… En effet, la plupart des grands noms du « nuage » ne peuvent vous assurer la localisation de vos données, puisque celles-ci voyagent souvent d’un centre de données (data center) à l’autre à travers le monde, quand elle ne sont pas même éclatées sur plusieurs centres, en fonction de critères de pertinence géographique, parmi d’autres que vous ne contrôlez pas.

    En fait, plus courte est la distance qui vous sépare de vos données, plus rapide sera votre connexion à elles. C’est notamment pour cette raison qu’Apple, Amazon, ou Google ont tous investi plusieurs milliards d’euros ces dernières années dans la construction de gigantesques data centers européens. Pour l’utilisateur lambda, la localisation des données est avant tout déterminante car elle permet lorsqu’elle est judicieuse, d’obtenir de meilleurs débits.

    Cependant pour les entreprises, la question de la localisation prend une toute autre ampleur, car elle amène à une question supplémentaire… celle de la confidentialité des données. En effet, les lois sur la protection des données étant très différentes selon les territoires, vous devez, pour évaluer le niveau de confidentialité de vos données, commencer par connaitre leur localisation.

    C’est d’autant plus essentiel en France que depuis quelques semaines, la question est au centre d’une polémique plus large, celle dont fait l’objet le projet de loi sur le renseignement. Décriée par une multitude d’organisations de défense des libertés et Droits de l’Homme, ainsi que, et c’est ironique, par les juges anti-terroristes eux-mêmes, cette nouvelle législation entend permettre l’installation de dispositifs par les services de renseignement permettant d’intercepter les données de connexions des internautes, directement dans les infrastructures des hébergeurs, des fournisseurs d’accès à Internet et des réseaux de téléphonie mobile.

    La boîte noire

    C’est le surnom qu’ont donné à ce nouveau dispositif les acteurs du numérique français, dont la grogne est unanime. Chez 1-more-thing, en tant qu’hébergeur, le sujet nous concerne évidemment, et c’est l’occasion pour nous de faire un point, puisque le texte a été voté, ce mardi à l’Assemblée Nationale.
    Un rappel d’abord, de ce que cette nouvelle loi va changer, pour vous, qui hébergez en France vos données. Si l’on entend parfois que cette réforme ne fait qu’officialiser des pratiques en réalité utilisées depuis longtemps par les services de renseignement, elle rompt néanmoins un lien de confiance entre hébergeurs et clients, puisque ces écoutes ne sont plus soumises à autorisation d’un juge.

    Ces techniques de surveillance sont imposées aux hébergeurs qui n’ont pas d’autre choix que de transmettre les informations sollicitées, en plus d’être tenus à la confidentialité la plus stricte quant à ces demandes.

    Et même si la mobilisation des acteurs du numérique en France, et des hébergeurs plus particulièrement, a permis l’adoption d’un amendement au texte, pour rassurer quant à l’utilisation sélective qui sera faite des données, la polémique n’est pas close. Ces hébergeurs, et l’ensemble du secteur continuent le combat aujourd’hui et n’entendent pas se laisser faire. Par exemple, OVH, plus gros hébergeur français, envisage sérieusement de quitte le territoire.

    Qu’en est-il de l’hébergement de vos données sur notre service fmcloud.fm ?

    Un point, finalement, pour rassurer nos clients : chez 1-more-thing, nous avons fait le choix depuis longtemps d’héberger nos serveurs en Belgique (où notre siège est situé). En effet, les serveurs de fmcloud.fm sont situés dans le data center LCL, disposant de salles blanches hautement sécurisées.

    Lorsque vous hébergez vos données chez 1-more-thing, vous savez où elles se trouvent. Vous vous assurez dès lors de leur sécurité et de leur confidentialité. Et vous savez qu’elles ne sont pas soumises à ces nouvelles obligations légales.

    Enfin, nous voulons apporter tout notre soutien aux acteurs du numérique qui craignent aujourd’hui pour l’avenir de leur secteur en France. Nous pensons que cette loi constitue une erreur stratégique majeure pour le développement du secteur technologique français.